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  • cesarloubard

#Clémence - The Message

Trash-sensible, photographe sans cible, mise en scène au sens libre, intimité révélée, sentiments déclarés ou plutôt exprimés, libre a chacun de choisir sa figure de style pour décrire le travail de Clémence. Entre romance indécente et dépendance vulnérable, je vous interdis, en revanche, de réfuter la présence du style dans son travail photographique symbole de sa personnalité unique.


Les modes passent le style demeure, disait Yves Saint Laurent et il est des sensations des plus agréables de pouvoir capturer ce style dans l'expression artistique d'une créatrice. Photographe, réalisatrice, artiste-interprète, baissons les armes et laissons nous glisser dans le monde de Clémence, aujourd'hui elle nous fait le plaisir de nous le faire découvrir alors "Haut les coeurs" et excellente découverte à tous.....



Hello Clémence ! Je suis très content de t’avoir sur Radio Loubard, Pourrais-tu te présenter pour les malheureux qui n’ont pas la chance de te connaître ?


Salut César, je m’appelle Clémence Villechavrolle, j’ai 20 ans et je suis photographe depuis quelques temps, je me penche également sur d’autres supports artistiques tel que la vidéo, la direction artistique ou la musique. Je n’ai pas encore la chance de vivre de ma vie d’artiste mais je l’espère bientôt.


Clémence par @lecamromain


Tu es donc photographe, réalisatrice et depuis peu artiste-interprète, pour l’instant tu te définis plutôt comment ?


J’ai beaucoup de mal à me définir je pense que c’est aussi pour ca que j’essaye de toucher à tout. J’aimerais me dire artiste pluridisciplinaire sans partir dans un ego trip, alors disons juste artiste en construction pour l’instant.


Est-ce que tu ressens un lien entre ces 3 disciplines ? Est-ce que inconsciemment ou pas tu les fait interagir entre elles ?


Bien sûr, mon absolu serait de faire la direction photographique et artistique de clips de ma propre musique. J’essaye de faire interagir mon univers photographique avec ces autres disciplines. Elles découlent l’une sur l’autre : une série de photo me fera penser à une idée de clip qui elle même me fera penser à des paroles musicales. C’est assez fun de pouvoir tout mettre en relation, cela me donne beaucoup de liberté. D’ailleurs, là, je vais commencer à bosser en tant que directrice artistique avec une autre fille sur le prochain film d’un ami.


Ce que j’ai personnellement aimé chez toi, c’est ta vision et l’importance que tu accordes à la mise en scène, pourquoi est ce important pour toi?


C’est important pour moi de pouvoir tout contrôler lorsque je photographie. La plupart du temps ce sont les films qui m’inspirent le plus, j’ai aussi une grande passion pour la mode mais je n’ai jamais voulu me tourner vers la photo de mode. J’essaie de mêler ce côté un peu enfantin penchant vers le baroque avec les idées des gens que je photographie. Mes amis sont mes plus grandes sources d’inspirations. J’affectionne énormément le fait qu’ils participent aussi à cette création de mise en scène, c’est comme un dialogue pour moi et c’est très enrichissant.




Tu photographies la plupart du temps tes proches, certaines photos ont l’air d’avoir été “volées” au détour d’une nocturne extravagante entre fraternels, tu aimes bien ce côté instinctif dans la photo ?


Je l’aime bien aussi, moins de mise en scène. C’est plus l’instant décisif qui cristallise un souvenir : je vois mes amis s’amuser et cela me donne envie de les photographier, cela laisse une trace.


Il y a dans tes photos un côté trash dans la douceur et prude dans la douleur, d’où tu tiens tes inspirations et pourquoi ce choix artistique ?


J’ai toujours été très inspirée par le travail de Nan Goldin, je lui ai même dédiée un hommage dans un de mes travaux de fin d’année pour mon école de cinéma. Le New York des années 80 mêlé à l’univers de la nuit et des communautés drag Queen, cela m’a toujours inspirée. J’aurais aimé vivre avec elle à ce moment là.

Valérie au Pays des Merveilles de Jaromil Jires fut également une grande inspiration, les thèmes du culte de la jeunesse, l'ésotérisme et la sorcellerie.

Ren Hang c’était quelqu’un qui photographiait son entourage en les mettant en scène, les utilisant comme des pantins. c’est un de mes photographes préférés, je suis complètement impressionnée par son travail.




Est ce qu’il y a un lien entre ta personnalité et tes photos ?


J’imagine oui, j’ai toujours un look un peu trash mais au fond je suis encore une enfant, j’ai pas mal de timidité tout en voulant être exubérante physiquement. Je suis très facilement intimidée même si cela ne se voit pas forcément.

Cette dualité, je pense, se voit sur mes photos.


On t’as vu exposer à l’expo du Woops Expérimental, c’était comment d’avoir l’occasion de montrer son travail ?


C'était génial, cela m’a fait tellement de bien! j’avais jamais imaginé que mon travail puisse sortir d’instagram. Cela m’a permit d’avoir des interactions plus franches avec les gens et j’ai vendu quelques tirages. Je cherche de nouvelles galeries pour exposer dans une durée moins limitée, ça s’est vraiment chamboulé avec le confinement et je reprends mes recherches quand je remonte sur Paris.


Tu as visiblement envie de “toucher à tout”, c’est quoi les prochaines étapes de la vie de Clémence ?


Sortir un album. C’est un peu commun, mais j’ai toujours voulu être reconnue dans l’univers musical sans jamais penser que j’aurais mes chances. Là, je bosse avec des amis musiciens sur plusieurs projets.




Tu as récemment sortie “Better Under my Skin”, un morceau que tu as entièrement auto-produit, tu aimerais continuer dans la musique ?


C’est vraiment ce à quoi j’aspire en ce moment, je passe beaucoup de temps dessus. Je n’arrive jamais à savoir si mes projets sont des lubies ou de véritables passions puisque je change tout le temps de passe temps. un grand oui du coup, l’EP ca serait une dinguerie.



Quelles sont tes plus grandes influences dans la musique ou dans l’audiovisuel ? Comment aimerais-tu qu’on définisse ton style musical plus tard ?


Je ne vais pas te le cacher, Lana Del rey est une immense influence pour moi, d’ailleurs je pense qu’au 30 premières secondes de mon son, on le voit. Y’a aussi Widowspeak, un groupe génial, qui a pas mal influencé mon envie de faire de la musique. Et, bien sûr, la new wave des années 80 et surtout Lady Gaga.

Pour les films, je suis fan de David Lynch, Bertrand Mandico et Yann Gonzalez, ce serait génial de pouvoir bosser un jour avec eux.


Tu travailles souvent avec des amis à toi, tu pourrais nous les dévoiler ?


Tous mes amis sont des artistes, j’ai ma meilleure amie Lola (@yolaa) qui est mannequin depuis 1 an bientôt, Diane (@dianehelayel) qui est aussi une artiste interprète, Ellis (@damnellis) qui s'intéresse, comme moi, a pleins de supports artistiques.

Les gens avec qui je bosse en musique sont : Enzo, le chanteur et guitariste du groupe Cheap Teen et Joachim Cohen, un musicien et bon ami.




Autre chose à nous faire partager ? Artistes, photographes, musiciens etc.. ?


Laurent Saint Gaudens, il a sorti son premier court métrage “Braise de Nuit” que je conseille de voir à tous, il a beaucoup de talent et son univers est en perpétuelle évolution. c’est très enrichissant de pouvoir dialoguer avec quelqu’un comme lui. C’est avec lui que je vais bosser sur la direction artistique de son prochain film.


Pourquoi selon toi, être créatif est si important ?


J’ai grandi dans une famille où l’art n’est pas pratiqué du tout, moi j’ai toujours eu l’impression que je devais créer pour m’en sortir, cela m’a aidé dans plusieurs périodes de ma vie ou je ne me sentais pas très bien. Pour cette raison, je crée des choses mélancoliques mais moi je vais bien. La création c’est exutoire, cela m'évite la thérapie et un effet positif. Je me vois pas vivre sans art, j’ai toujours adoré ça, mes parents me faisait faire du sport, moi ce que je voulais c’était faire du théâtre ou du dessin.



Clémence par @bambivader


T'aurais pas 3, 4 sons à nous faire découvrir par hasard ?


Avec grand plaisir, en ce moment j'écoute pas mal :


Down by the Water de Pj Harvey



The garden- Mirah



Adam & Steve Dorian Electra



Inlassablement Born to Die - Lana Del Rey




Que penses-tu du futur de ta génération ? Comment tu l’imagines ?


J’ai une chance incroyable de vivre dans la génération dans laquelle je suis. On s’accepte de plus en plus, on a beaucoup moins peur de s’exprimer, j'ai mon entourage qui me fascine, ils ont une culture de malade, une envie de changer le monde, j’ai vraiment de la chance d’avoir pu rencontrer certaines personnes dans ma vie. Le monde d’hier est en train de glisser vers le nôtre, c’est jouissif.



NOW THAT YOU KNOW HOW TO LOVE HER SUPPORT HER


First song : "Better Under my Skin"


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