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  • cesarloubard

#IgoStudio : The Message (Marseille)

"Je crois que l'art est la seule forme d'activité par laquelle l'homme en tant que tel se manifeste comme véritable individu. Par elle seule, il peut dépasser le stade animal, parce que l'art est un débouché sur des régions où ne dominent ni le temps, ni l'espace."

Tout d'abord merci à Igo de me permettre de placer cette citation de Marcel Duchamp que j'affectionne particulièrement. L'art a plusieurs formes, qu'il soit de vivre, martial, de séduire, décoratif, nous choisirons aujourd'hui l'art d'autres penseurs du siècle suivant, l'art de rue.


"Gloire à l'art de rue !" scandait la Fonky Family avec amour pour celle qui n'arrête jamais de produire de l'art en masse, d'une abondance confiante et d'une tolérance entière. Si l'art est la forme d'activité qui nous permet de nous manifester en tant que véritable individu, alors l'art est accessible à tout humain, faisant de la rue une toile, un atelier en libre accès ou un Adobe Photoshop en open source.

C'est sur ce point que la volonté de capturer l'art involontaire de Igo Studio prend sens. Faire ce choix c'est prêter attention à un support visiblement plein de bonnes intentions, à la portée de tous, révélant avec amour le quotidien, célébrant avec goût l'acte involontaire, l'acte manqué.

Voir l'art partout, c'est le ramener à ses racines, mais c'est aussi une manière de comprendre sous un autre oeil le monde et l'environnement qui nous entourent avec plus d'amour.

Alors faites comme Igo, ouvrez votre troisième oeil et accordez de l'importance à la galerie d'art en accès libre qui s'offre à vous, un jour contemporain, toujours intemporel.




Hello Igo Studio, j’espère que tout va bien sous le soleil ! Comment s’est passé votre confinement ?


Hello César, merci pour l’invitation. On est au top, le confinement nous a fait un bien fou, une pause attendue dans le rythme chargé du quotidien



Pourriez-vous nous parler un peu de l’histoire de Igo et des activités de chacun au sein du studio ?


Igo Studio a vu le jour en 2015, on est Steven Mazzola et Coline Munier, respectivement photographe et set designer. On se spécialise dans la nature morte ...





Vous avez donc des compétences diverses mais qui finalement se rejoignent, en quoi cette complémentarité dans votre travail se ressent-elle ?


On sait pas si c’est vraiment perceptible de l'extérieur, mais l’essentiel c’est l’écoute de l’autre et à force on n’a plus besoin de parler pour savoir ce que l’autre à en tête


Vous avez une double activité, une purement commerciale et une purement artistique. Comment cela fonctionne et qu’est ce qui fait que ça fonctionne plutôt bien ?


Cela fonctionne plutôt bien depuis qu’on s’est installé à Marseille où on a su “vendre” notre style photographique avant notre capacité à prendre des photos





Le travail photographique d’Igo s’axe sur la dérivation d’images et sur la vision du spectateur par rapport à elle. Pourriez-vous nous expliquer la démarche artistique derrière ce choix ?

Notre but est clairement de faire ressentir quelque chose au spectateur, que ce soit positif, négatif ou dérangeant. On est un peu lassé de devoir expliquer chaque detail d’un set ou d’une composition, on part du principe que le sentiment qu’on ressent devant nos images doit suffire. Libre à chacun d’interpréter ce qu’il veut.





Est-ce que le fait d’avoir une activité commerciale et donc des clients peut entraver le choix esthétique de Igo ?


Aujourd’hui on préfère même avoir une activité dans un autre domaine que la photo ou le set design pour ne pas “s'épuiser” dans une création qui ne nous ressemble pas. Le fait de faire complètement autre chose nous permet aussi d’être beaucoup plus efficaces dans ce qu’on fait et d’agrandir notre réseau


Il y a un attachement à la rue et à ses symboles rapidement identifiables dans vos photographies. Qu’est ce qui vous séduit tant dans la mise en scène de la rue ?


Au delà de la rue, c’est le quotidien et la banalité qui nous inspirent. Un briquet, un bidon de plastique etc, ce sont tant d’objets que les gens ne regardent pas, on tente de les rendre beaux





Il y a aussi cette envie de révéler cet “art involontaire” qui émane des passants ou de toutes personnes qui partage cet espace commun. Cette créativité vous inspire-elle ?


Oui l’amateurisme est une grande source d’inspiration. On passe beaucoup de temps dans les bas fonds d’internet et quand on trouve une idée de génie pixélisée et sans mise en scène, on la refait en mode IGO



Vous m’aviez dit que la lumière de Marseille correspondait à votre style, j’ai trouvé ça absolument génial! Qu’est ce qui a fait que vous avez pu absorber l’atmosphère de la cité phocéenne ?


Depuis qu’on est à Marseille, nos dernières séries ont d’avantage un gout de sud et de soleil. Comme on s’inspire de notre quotidien





Quelle est justement votre vision de Marseille, en tant qu’artiste et tant qu’entreprise ? Comment percevez-vous le climat actuel et les ouvertures futures ?


Tout est possible ici, il y a deja une effervescence incroyable de projets et initiatives mais on a l’impression que tout est encore à faire ou refaire. La place à la nouveauté est grande




Quelles sont les prochaines étapes de Igo ?


Igo devient aussi lieu physique à partir de Septembre, on a trouvé un petit atelier dans lequel ou pourra produire et surtout exposer notre travail et celui de notre communauté, une invitation dans notre univers


Avant de se retrouver dans le virage nord, vous n’auriez pas 3-4 sons à nous faire découvrir ?


Rigolo club - Alex Autajon







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