Rechercher
  • cesarloubard

"La créativité pour vivre nos promesses sans nulle autre richesse que de trouver le temps pour"


(Ecrit et publié le 7 février 2020 par César Granchamp)


En tant que rigoureux et appliqué “digital native”, je me dois de lire des médias en phase avec les aspirations actuelles de ma génération: gratuits et sexy. 

Usbek & Rica fait partie de ces acteurs, le “média qui explore le futur” propose un contenu éditorial pertinent, une belle diversité des thèmes abordés avec des articles informatifs et précis mais toujours accessibles. 


Explorant donc le futur, je vois un article évoquant le fait que ce monde futur n’existe déjà plus et que la génération que j’aime tant était prête pour ce “no-future” → Punk is not dead!.

Cet article, rédigé par une auteure non-journaliste de ma génération m’a beaucoup touché par son réalisme et je vous invite à le lire avant de continuer la lecture de celui-ci.


https://usbeketrica.com/article/generation-prete-pour-un-monde-qui-n-existe-plus


C’est bon ? Vous avez déjà fait l’effort de revenir vers celui-ci alors que pleins d’autres articles suggérés avaient l’air bien plus intéressants que celui sur lequel vos yeux se posent. Je vous en remercie et espère être aussi captivant qu’un direct de BFM TV après une prise d’otage dans le Limousin ! 


De la nouvelle conception de la liberté et de l’argent, à la désillusion du monde du travail jusqu'à la peur des conséquences environnementales futures, l’article fait le constat d’une jeunesse démunie et préparée à un monde qui n’existe plus.

Totalement démunie ? J’aimerais apporter à cette vision le témoignage d’une rencontre avec un Indien m’ayant éclairé sur l’importance d’un point clé pouvant peut-être sauver notre génération: La créativité. 


Explication romancée mais factuelle de l’ouverture du Troisième Oeil par cet ingénieur Indien :  


Italie, auberge de jeunesse Costello, à la Spezia Centrale, je partais à la découverte des Cinque Terre et je voulais ensuite aller voir la fameuse Vénus de Boticelli à Florence. Sur la terrasse de l’auberge le soir, je bois une Peroni avec tous mes colocataires éphémères, la dolce vita italienne à son paroxysme et la rencontre possible et ouverte sur tous les points. Je fais la rencontre de Vivek, ingénieur en informatique à Bangalore, chef d’entreprise entrepreneur et en voyage en Europe pour se rendre à un congrès à Düsseldorf. Une fois les commodités et les blagues habituelles sur les clichés propres à chaque pays, nous parlons du professionnel, moi jeune étudiant en 1ère année d’école de commerce, lui diplômé ingénieur à Bangalore.

Après m’avoir raconté le combat qu’il a dû mener pour obtenir son diplôme et la compétition contre des millions auxquels il s’est confronté, il me sort un chiffre clé : Chaque année, en Inde, 1,7 millions de nouveaux ingénieurs sont diplômés. Plus performants, plus travailleurs, bien meilleurs que nos ingénieurs européens et présents partout à l’international, il m’explique clairement qu’en terme de technique et de capacité de travail, on ne fait pas le poids.


Chaque année, en Inde, 1,7 millions de nouveaux ingénieurs sont diplômés


Face à ce déséquilibre, je l’interroge sur ce qui peut faire la balance avec nous, européens privilégiés, paisibles et bien coiffés, la réponse de Vivek a été simple et directe : Vous avez le temps!  


Le temps est un luxe et si nous tuons le temps, il nous le rend bien (cf proverbe de ma grand-mère). Pour ne pas faire du temps un martyr meurtrier, développer sa créativité pour faire face à ces travailleurs acharnés, semble être un bon passe-temps.

En effet, nous avons le temps de visiter des musées, de regarder des conférences TED, de voyager, d’apprendre un instrument, de lire des articles, de vivre une amitié ou de connaître une histoire d’amour. Ce luxe qui nous offre la chance d’ouvrir la connaissance à une autre dimension, moins opérationnelle et technique certes, mais tout aussi importante.


Dans ce monde globalisé, la force des européens pourrait être le développement de la créativité, la cultiver la garantie de notre avancée, et l’utiliser notre différence. 

La créativité ne représente-elle pas un levier d’action et d’intervention dans le monde du travail actuel ? Notre génération n’a-t-elle pas toutes les cartes en main pour être le propulseur de ce monde “qui n’existe déjà plus”?


Vers une Génération d’Idéaliste ? 


Pour répondre à l’article, si ce monde n’existe déjà plus, c’est que nous n’avons pas été assez créatif pour en créer un autre. Heureusement, le temps est de notre côté et nous avons l’opportunité d’en imaginer un autre.

Plus qu’une “génération idéalisée”, nous devons être une génération d’imaginatif et surtout d’idéaliste. 

Tous nos héros et exemples sont, à la base, des idéalistes totalement inconscients, et chaque héros, toutes générations confondues partagent cette caractéristique peu singulière. Sauf que, mettre de l'énergie, de la conviction et de l’engagement derrière des idées aussi surréalistes soient elles, permettent à certains de faire de ces promesses des réalités. 


Cette jeunesse détient de facto les clés de l'avenir, et le fait que cet avenir n'existe déjà plus offre à cette génération la liberté d'inventer ce nouveau monde. Nous n’avons pas d’autres choix que de faire preuve d'imagination et de créativité si nous voulons vivre dans un futur à notre image : International, Ecologique, Engagé, Idéaliste et par dessus tout Créatif.




23 vues
Join my mailing list
  • White SoundCloud Icon
  • White Facebook Icon
  • White Twitter Icon
  • White Instagram Icon
  • White YouTube Icon