Rechercher
  • cesarloubard

#LouiseGuais : The Message (Paris)

Ce qui est génial avec Louise et qui est tout de suite marquant lorsqu'on la rencontre, c'est cette certaine vivacité, ce côté espiègle et cette attitude pleines d'humour et de rêves. Son ton de voix bien sûr, qui trahi une fausse assurance interagissant avec ses mots qui déborde de confiance, de dévouement et de certitude en sa vie, en son art.

Louise, dans sa tendre enfance rêvait d'être réalisatrice et d'être danseuse, ce qui est chose faite, mannequin s'étant imposé à elle, ce qui, concevons-le reste peu dramatique.

Louise est donc restée fidèle à ses rêves d'enfances, et à l'heure où je ne me souviens plus des miens, je porte sur elle, une amicale jalousie quant à capacité à tenir cette longue fidélité au passé.


“Peut-être la certitude est-elle le secret des longues fidélités? théorisait Honoré de Balzac, a qui je transmet mes amitiés pour l'utilisation de cette citation "Royalty Free".

SI l'on croit Balzac sur parole, c'est cette confiance incommensurable en nos rêves qui nous permettrait de pouvoir y rester fidèle et d'y apporter profondeur et longévité. Mais pour avoir des certitudes, il faut aussi être en mesure de pouvoir douter et l'adolescence vous le permet largement : c'est la confrontation aux autres qui instaure ce doute et qui bien souvent impose la "route". Alors qu'est ce qui nous offre la chance de survivre à cette confrontation inévitable ? La foi surement. Elle qui est mère de la certitude, car la fidélité n'est finalement qu'un acte de foi, que ce soit en amour, en amitié, ou en notre enfance.


Nous grandissons, nous évoluons, nous nous métamorphosons, mais certaines choses ne changent pas, et malgré tout, nous savons secrètement ce qui en nous est immortel. Le plus beau est de pouvoir se l'avouer, de pouvoir s'en libérer et d'utiliser ce qui en nous est éternel pour le sublimer et y rendre fidélité.

Louise a tenu parole et celle qui filmait sa petite soeur et son petit frère dans le garage de la maison familial s'en souvient, et quand elle prend à nouveau la caméra, la remercie en lui offrant cet éternel clin d'oeil de tendresse.


Louise Guais pour Radio Loubard




Hello Louise ! On espère tous que tu as passé un bon été ! Tu es restée dans ton village entouré de prairies en Normandie ou tu as pu un peu bouger ? 


J’ai passé trois semaines en Arles, passer du bon temps et aussi poser pour les polaroïds artistiques de Gil Rigoulet, je t’invite à aller voir son travail sur son site/Instagram ! Et effectivement pas mal de temps dans ma Normandie natale. Je m’y sens si bien, le calme, la nature, passer du temps en famille.


Pourrais-tu te présenter ainsi que tes multiples activités pour ceux qui n’aurait jamais croisé ton regard ? 


Je suis vidéaste, danseuse et mannequin. Ça fait tellement nana qui s’la pète, ces trois activités énumérées comme ça, mais bon, je suis vraiment la dernière à me vanter de quoi que ce soit!



Tu es toujours restée fidèle à tes rêves d’enfance et tu es devenue danseuse et réalisatrice ! Comment c’est de pouvoir sentir une tel cohérence vis à vis de ses envies ? 


C’est tellement plaisant, d’être épanouie dans sa vie. Et je me dis que le contraire n’aurait pas été possible. Comme tout le monde, il m’arrive d’avoir des jobs alimentaires, et c’est là que je me rends compte que vivre de ce qu’on aime c’est quand même le pied !


Comment se passe les collaborations avec les magazines lorsque tu réalises ? Vous construisez le projet et amenez les idées ensemble ? 


Avec les magazines j’ai entièrement carte blanche ! J’amène mes idées le jour J, je n’en suis jamais à court. C’est plutôt pour les marques que je m’adapte aux envies/ idées du client, souvent on fait appel à moi car on aime mon style, donc les deux se rejoignent.




Que peut t’apporter le fait de pouvoir être devant et aussi derrière l’objectif ? 


Quand on a l’habitude d’avoir une caméra entre les mains, et que l’on se retrouve à être pris en photo ou filmé à notre tour, on a plus de facilité à anticiper ce que veux le photographe/réalisateur, et donc se positionner/bouger en fonction. Cet été, j’ai développé davantage le rapport danse/caméra, avant je me filmais beaucoup toute seule, mais la caméra fixe sur pieds n’a plus grand intérêt pour moi, ce qui est beau c’est d’apporter à la danse un relief supplémentaire, et donc de demander à quelqu’un de me filmer, de créer un deuxième mouvement, qui s’éloigne, se rapproche…





Comment pourrais-tu définir ton style ou ton esthétique ? 


J’aime beaucoup les couleurs, ça se voit plutôt bien sur mon Instagram, haha. J’aime beaucoup le vintage, l’esthétique super 8, pellicule, VHS, j’utilise différentes caméra, parfois du très propre, 4k, à d’autres moment ma petite caméra DV, et en post-prod il m’arrive de salir encore plus l’image, et surtout pousser les couleurs !

Enfin, quand je peux ajouter une touche d’humour dans les projets j’y vais ! Je suis un vrai clown dans la vie haha




On va essayer de pouvoir parler de toutes tes activités… A commencer par la réalisation de clips notamment ceux de Ikraaan. Tu pourrais nous décrire tes inspirations et ta relation avec cette artiste ? 


Ikraaan est devenue une très bonne amie, bien que des centaines de kilomètres nous séparent, nous nous écrivons assez souvent et lors de ses interviews en Belgique elle dit que je suis SA réalisatrice. Ça me fait tellement plaisir, elle est si talentueuse touchante. Même sans avoir réalisé ses clips j’aurais écouté ses chansons, c’est un style que j’apprécie particulièrement, de la soul music un peu r’n’b, avec parfois des instru trap.

Pour les deux premiers clips que j’ai fait pour elle nous avons mis en commun nos idées, par exemple pour Reflectie je lui avais demandé de casser un miroir, elle est arrivée de Belgique avec des morceaux de miroir dans son sac haha. Pour le second je lui avais suggéré des lentilles violettes, elle a validé l’idée ! On échange beaucoup en amont, et le clip se nourrit de nos inspirations communes. 



Tu as pu  également travailler avec des marques comme Andrea Crews, Y Project ou encore Henrik Vibskov pour Coeval lors de défilés. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est la manière dont le défilé est abordé, en sortant de l’aspect classique et en ajoutant une dimension plus artistique et avec plus de caractère. C’est important pour toi de pouvoir ajouter ta “patte“ à un édito ? 


Complètement, alors les shows ne sont pas des éditos mais ils le deviennent en quelques sorte grâce à l’accès aux backstages, où je peux être plus proches des mannequins, leur demander de me regarder, de poser comme lors d’un édito. Et à ce moment-là il se produit ce que j’aime énormément en tant que réalisatrice, l’aspect documentaire !




Tu as aussi réalisé “Aliens”, (mon favori) avec cette fois un univers encore plus marqué et une superbe direction artistique! Comment t’es venue l’idée ? 


L’idée de base n’était pas de moi mais j’en ai amené quelques unes au tournage et surtout c’est au montage que je m’éclate, un designer sonore talentueux a réalisé la musique.




Tu as également beaucoup de chance de pouvoir réaliser des documentaires aussi jeune ! Comment s’est passé la réalisation et la collaboration avec les 2 créateurs ? Toujours en transe derrière la caméra ? 


Quand je filme les gens je suis toujours en transe. Il n’y a plus rien autour. Suite aux vidéos défilés pour le magazine À Part Publications, ils m’ont proposé de suivre un premier créateur, Francisco Terra, le créateur de la marque Neith Nyer, de l’interviewer etc j’ai tout fait toute seule : image/montage, ça m’a pris 6 mois mais le mag a adoré et j’en ai fait un deuxième sur le travail d’Arthur Avellano, les deux marques sont très différentes, ce furent deux expériences très intéressantes.


Tu vas aussi travailler avec Andy Picci ! Quel va être ton rôle et quelles sont tes attentes par rapport à cette rencontre ? 


Ça faisait longtemps que je voulais réaliser un film sur Andy, j’aime beaucoup son univers et sa réflexion sur le monde des réseaux, du selfie... J’ai actuellement des heures de rushes, car j’ai beaucoup filmé en le suivant lors de ses rendez-vous.

Andy est devenu un ami, ce beau documentaire verra le jour quand j’aurai trouvé qqn dont le montage documentaire est le métier  (à bon entendeur !) 



Louise dans 3 ans elle en est où ? 

Louise dans trois ans elle est millionnaire grâce à son art (haha je dec’ quoique… ) 



T'aurai pas 3-4 sons à nous faire partager ? 


TOUTES les chansons d’Ikraaan sont dingues.. (Ça vous permettra de regarder mes clips héhé)

J’écoute de tout mais si tu veux m’ambiancer tu me mets du rap américain, de l’afro-beat ou du reggaeton haha.

3-4 artistes ?


Une danseuse qui nous a quittés : Pina Baush.. Que j’admire et qui m’inspire toujours.


Une amie sculpteur de ma région natale, Fanny Ferré, qui sculpte des personnages grandeur nature, parfois des groupes entier de nomades en terre.. Juste magique.


Et enfin Tyana et Couturier, l’une rappeuse, l’autre romantique, deux chanteurs découverts récemment et qui méritent qu’on les écoute !




53 vues
Join my mailing list
  • White SoundCloud Icon
  • White Facebook Icon
  • White Twitter Icon
  • White Instagram Icon
  • White YouTube Icon