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#Maxime Cassady : The Message (Hyeres)

C'est la folie commune qui permet à chacun de reveler la sienne. L'aliénation universelle brut permet de passer individuellement inaperçu dans notre douce folie. Sincèrement, qu'est ce qui pousse les gens à être eux même si ce n'est la déraison ? Sans elle, rien ne se passe, et si les villes ne sont pas horizontales c'est qu'on a eu la prétention folle de vouloir se rapprocher du ciel, construisant à plusieurs déséquilibrés mentaux des grattes-cieux sans fin.

Non sans vouloir placer quelques références bibliques, la tour de Babel en est l'exemple le plus marquant. Pêché d'orgueil et de multiplicité, les humains étaient désireux de se rapprocher de Dieu et construisirent la plus haute tour du monde afin de pouvoir atteindre le ciel et tutoyer "L'Eternel". Rapidement ramenée au vouvoiement et à l'éphémère, la Tour de Babel, après avoir mobilisé toute l'humanité, s'effondre de vanité et d'arrogance.


Joli symbole que la folie commune ne fonctionne pas et qu'une addition d'orgueil ne recueille qu'échec et punition des dieux, des fous ou des illuminatis...

Préférons la folie unitaire, la démence d'un seul permet à chacun d'être heureux, lui laissant la liberté d'être ce qu'il veut vraiment être, se protégeant de la communion vaniteuse des masses. J'ai toujours eu plus d'affection pour un somptueux chateau de sable sur la plage en été que pour la Burj Khalifa au milieu d'un désert sec et aride.


C'est pourquoi j'ai aussi plus d'affection pour la musique et le personnage de Maxime, un jour facteur au grand coeur, un autre amoureux transit des peroxydées quarantenaires ou encore vampire transylvaniens maniaco-dépressif. C'est cette folie assumée et exploitée qui rend son personnage attirant. Il se met en scène et devient ce qu'il veut être, en changeant de chemise mais pas de guitare et devient en un rien de temps, descendant de Dean Moriarty pendant 6 ans, surfeur ascendant volleyeur à plein temps, ou honnête touriste en vacances dans le sud.

Fou ? Peut-être. Heureux ? Sûrement.

C'est dans cette tendre folie et sous un soleil bienveillant que Maxime a accepté de répondre aux questions de Radio Loubard, pour le plus grand plaisir de ta maman ou de ton vampire préféré...


Maxime Cassady pour Radio Loubard




Hello Maxime, j’espère que tu vas bien, ta vie à l’air plutôt ensoleillée en ce moment non ? Tu pourrais la décrire en 3 mots ? DOLCE VITA FOREVA


Peux tu nous expliquer comment tu es arrivé dans la musique ?


Il y avait toujours une guitare qui trainait a la maison. Celle de mon père plagiste. Il savait juste jouer "Les portes du Pénitencier". Donc J’ai toujours été intrigué par cette guitare. A 11 ans, j’ai commencé à jouer un peu plus sérieusement, et un super pote à mon père a commencé à m’apprendre deux trois truc.

A 15 ans j’ai découvert les tablatures et j’ai aussi commencé a jouer devant des gens et j’ai aimé le résultat, surtout auprès des filles... Et là je suis devenu vraiment motivé !




T’as rapidement voulu te produire dans la rue avec ta guitare, qu’est ce que ça a pu t’apporter à l’époque de directement te confronter à un public ?

Au début, c’était pour m’acheter des bières pour aller en soirée, mais en voyant le sourire que ça pouvait donner au gens, j’ai vite capté que ça avait un impact puissant pour certaines personnes. C'est ce qui m’a aussi aidé a sortir de ma zone de confort et à gérer le trac.


Tu as voyagé dans plus de 35 pays pendant 6 ans en continuant de produire “sur la route”, pourquoi tu as eu envie de partir et qu’est ce que cela a changé à ta personnalité et à ta musique ?


J’ai commencé à faire du stop a l'époque où j’ai commencé a jouer dans la rue. J’ai vu "Into the Wild" 3 fois au cinéma quand il est sorti. C'est ce qui m’a pas donné envie de rester en place. Donc tous les étés, on partait en road trip entre pote en stop. Je kiffe l'idée de pas avoir de plans, de pas savoir où on allait dormir. C’est dans ces moments là que je me sentais le plus libre. Un peu comme en musique, c’est dans l’improvisation que je m’amuse le plus. En vivant ce style de vie pendant 6 ans, j’ai appris à me libérer de pas mal de complexe, à m’exprimer sans trop de retenus. J’ai commencé à écrire des chansons, mais c’est plus au niveau de l’expression que j’ai fais des progrès. Voyager pas cher ça te pousse vraiment a sortir de ta zone de confort, et je pense que c’est hors de sa zone de confort qu’on grandit le plus.



Il est assez difficile de définir ton style musical, sachant que tu es passé par des époques diverses, vers quels styles tu as pu passer et comment pourrais-tu décrire celui que tu as actuellement ? Je sui vraiment influencé par beaucoup de styles de musiques différents. Mais ma base c’est le rock. Sauf quand voyageant avec un guitare, et en gagnant ma croute avec des reprises, j’ai appris a jouer du Blues, de la folk, du reggae, de la soul. Donc quand j’ai commencé à écrire, étant limité par une guitare et un harmonica (dure de voyager léger avec plus), j’ai principalement composé un mélange de Blues/folk psychédélique. Après quand j’avais l’opportunité de jamer avec des gens, ça partait très vite en rock énervé haha. Quand je suis rentré m'installer en France, j’ai pu investir dans du matos, et donc développer un univers plus particulier en ajoutant des éléments électroniques. Une fois on m’a dit que je faisais de la "Sexy Pop", et j’ai trouvé ca cool. Alors je fais de la sexy pop.



Qu’est ce que peut t’apporter le fait de rester indépendant ? Même si ce n’est évidemment pas définitif, comment vois tu cette liberté dont tu profites en ce moment ?


La liberté. De bosser avec qui je veux, de faire des concerts ou je veux, même gratuitement pour le fun. J’ai pas de deadlines, sauf celles que je m’impose moi même. Et ça me permet d’apprendre le fonctionnement de cette industrie, meme si plus j’apprends, moins j’ai envie de gérer tout ça hahaha !!



Quelque chose d’un peu spécial t’arrives et tu te retrouves à participer à The Voice ! Comment ça s’est passé et qu’est ce que tu en retires aujourd’hui ? Ils sont tombés sur une vidéos de moi nu sur Youtube, dans un lit au Portugal, où je chante “Jveux être un chien pour être tout nu”. La ils se sont dit, on a besoin de ce mec dans notre émmision. Et comme j’avais rien de prévu, et que l’aventure c’est l’aventure, j’y suis allé ! C’était une super expérience. J’ai pu sentir de près le doux parfum de Nikos, charmant Monsieur. J’ai aussi appris un gérer un nouveaux niveau de trac, et ça reviens à ce que je disais plus haut sur les zones de conforts.


Tu t’es rapidement fait remarquer par l’aisance, le naturel et le charisme que tu peux dégager sur scène, c’est important pour toi de pouvoir transmettre cette énergie ?


Grave, j’ai envie, j’ai envie que les gens se sentent bien. De donner du plaisir. De l’amour quoi !!! Peace man Namaste kombucha!





Tes clips ont toujours une identité forte et tu y incarnes toujours différents personnages. C’est qui le personnage de Maxime Cassady au fond…?


Maxime Cassady c’est le personnage qui me permet de m’exprimer sans retenues, car c’est un artiste, et on permet presque tout aux artistes. Donc grâce a Maxime Cassady, je peux m’habiller avec les fringues de ma mère, et ça passe !


Ton amour pour les femmes est incommensurable et ne semble pas avoir de retenue particulières, elles t’inspires quand tu composes ?


Carrément, j’ai pris pour habitude quand je compose, d’écrire mes paroles sur les corps nues de femmes alanguies !


Extrait de "facteur du coeur"


“Vacances dans le Sud” est ton dernier clip sorti très récemment avec 01ZAD en featuring, tu peux nous parler de la réalisation du son et du clip ?


J’ai produis le morceau à la fin du confinement après avoir maté pleins de tutos Ableton. J’ai ensuite imaginé une partie rap dessus. Comme je veux pas devenir un autre de ces rocker qui se met au rap car c’est la mode, j’ai de suite pensé à faire un feat. J’ai la chance d'être pote avec un des meilleurs rappeur de l’underground français: 01ZAD Le 6 juin on arrive au studio de Loic Journo pour qu’on enregistre les voix et qu’il puisse mixer le morceau. Un mois après on sort le clip, réalisé par Florian Puech, qui a eu un coup de coeur pour le délire. Des Daronnes, du Monoi, et du Saxophone.

On a fait ça entre copains, avec 01Bagog et Manu Malinian. Je me suis rarement amusé comme ça sur un tournage !





L’âme sudiste se ressent dans tes chansons et dans ton style en général, est-ce qu’il y a une volonté particulière de mettre en avant cet esprit ?


Bien sûr! On a une équipe ici, avec du talents, des paysages de oufs et du soleil! Beaucoup de soleil.

Donc je veux garder ce soleil dans tout ce que je fais, et je suis pas contre l’idée de monter à Paris pour en partager !



Maxime dans 3 ans c’est quoi ?


J'espère avoir encore des cheveux...


T’aurais pas 3-4 sons à nous faire découvrir ?

Kirin J CalLinan - The Homosexual



Com Truise - ColorVision



Sarah Maison - Western Arabisant



Tu veux faire une dédicace à la Skyrock en 2009 ?


BIG UP BIG UP A LA MORMAX PROD 83400 HYERES BANG BANG


DERNIERS CLIP :





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