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#Opperion - The Message

Les rencontres autour de la Techno ont souvent 2 résultantes : L'oubli après un after trop tardif du samedi (ou dimanche?) ou alors le suivi en parallèle d'une manière ou d'une autre ! Opperion fait partie de cette deuxième catégorie qui aujourd'hui rend le suivi perpendiculaire, les chemins se croise et se croiseront encore et c'est avec un grand plaisir qu'on le reçoit sur Radio Loubard aujourd'hui !

En plus d'être un DJ toujours appliqué dans son travail et passionné par la découverte et le partage de nouvelles tracks, c'est aussi un mec génial et toujours motivé par la musique (et pour les afters phocéens)


#Opperion : The Message



Olivier Genin aka Opperion est un DJ, producteur, et membre actif du collectif 13OP à Marseille.

Cet activiste de la scène électronique lyonnaise concrétise sa passion en lançant son projet personnel en mars 2019. Après plusieurs années d’expérimentations, de découvertes, de rencontres, ponctuées par de nombreuses dates en France et à l’étranger.

Il a notamment sévi à Lyon (Le Petit Salon, Ninkasi), à Marseille (Baby Club, Le Chapiteau - la belle de mai) à Paris (45 Tour) à Grenoble (Vertigo) jusqu'a Dublin (Pygmalion).

Influencé par des artistes tels que DJ Deep, Zadig ou encore ONYVAA, il oscille entre différents courants musicaux, mais reste adepte d’une techno deep, mentale et hypnotique à laquelle s’ajoute des lignes mélodiques et envoûtantes.

En 2020, après avoir réalisé une série de podcasts disponibles sur Soundcloud, il se lance dans la production musicale et la préparation d’un EP qui doit sortir d’ici la fin d’année.


Comment définirais-tu ton style ?

« Le projet Opperion a été lancé début 2019 lorsque le collectif 13OP m’a recruté pour jouer sur différents évènements à Marseille. En revanche, je suis passionnée de musique électronique depuis 8 ans et j’aime me balader entre différentes influences et styles musicaux (dub techno, deep techno, melodic techno, etc.).

J’aime quand la techno est « belle », quand il y a de l’émotion et de la subtilité dans les tracks. Je n’aime pas forcément les morceaux qui cogne, car je trouve ça un peu trop "facile" . En fait, tout dépend de mon état d’esprit, du contexte dans lequel je suis et bien sûr du public. Je peux commencer avec de la deep et progressivement finir sur des choses plus punchy, je me fixe aucune barrière.

Je refuse de m’enfermer dans un seul courant musical. Certains artistes le font, je peux comprendre leur choix mais ce n’est pas ma philosophie. Je m’inspire beaucoup de DJ Deep, un artiste français que j’adore, je l’ai vu à plusieurs reprises et à chaque fois ses prestations sont différentes.

Cette diversité me permet de m’épanouir dans mon projet, d’innover et surtout de me faire plaisir. Au début du projet, j’ai réalisé plusieurs podcasts aux influences variées (techno, deep techno, dub) mais désormais je me focalise sur la production pour bâtir ma propre identité musicale.

J’ai pour projet de sortir mon premier EP cet été, et comme dans mes podcasts, les influences seront variées, je produis ce que j’aime et ne me fixe aucune limite. »

Tes passions en dehors de la musique ?

« J’ai plusieurs passions en plus de la musique électronique. Depuis mon plus jeune âge, je suis passionné par l’automobile. Je suis allé à plusieurs reprises au salon de Genève et à Lyon, c’est un univers qui me procure beaucoup de plaisir.

Depuis gamin j’aime me balader dans les concessions auto, faire du karting et regarder attentivement le design des nouveaux modèles. Les deux marques qui me fascisent le plus sont Bentley et Porsche. Deux marques historiques, qui ont su s’imposer comme des références dans leur domaine. Ce sont des voitures qui me correspondent, sobres, élégantes avec un design original et des performances élevées.

J’ai une troisième passion, la pêche ! C’est mon côté beauf que j’assume complètement. Cette passion m’a été transmise par mon frère quand j’étais petit. C’est une activité que je partage toujours avec lui et quelques amis. En effet, cette activité me procure beaucoup d’adrénaline, elle me permet de travailler la persévérance et bien sur la patience. Je ne m’arrête pas tant que je n’ai pas sorti quelque chose aha. »

Ton premier souvenir quand tu es monté sur scène ?

« Je me rappellerai longtemps de ma première « vraie » date en tant que DJ. C’était au Petit Salon à Lyon en juillet 2016. A l’époque je jouais aussi de la psytrance, un ami qui organise les soirées Outrance m’a proposé de faire le warm-up pour cette soirée. Il savait que mixais depuis quelques temps et il m’a donné l’opportunité de monter sur cette belle scène (Merci Raph’ !). Une grande partie de mes amis étaient présents dès l’ouverture du club, c’était un moment incroyable, beaucoup d’adrénaline et de beaux souvenirs. La soirée s’est très bien passée, j’étais stressé au début mais rapidement j’ai pris confiance et il y avait une très bonne ambiance dans la salle. Je travaillais le lendemain matin à 7h00, je n’étais clairement pas frais, mais ça valait le coup !

Depuis, je n’ai pas eu l’occasion de revenir jouer dans ce club, mais c’est l’un de mes objectifs pour la saison prochaine ! Cette fois-ci j’espère faire l’ouverture dans la grande salle. »




Quelle ville t’as le plus inspiré pour la musique ?

« J’ai pas mal voyagé en Europe pour différents festivals (DGTL, Awakenings, Neopop etc.) mais la ville qui m’inspire le plus pour la musique c’est celle d’où je viens : Lyon !

On a beaucoup de chance ici, car de nombreux acteurs se démènent pour organiser des soirées de qualité, avec des artistes internationaux dans des lieux adaptés. Je pense notamment à tous les collectifs comme Tapage Nocturne (désormais sous le nom de « 23 :59 »), ENCORE, Papa Maman, XLR Events, Elektro System ou encore le célèbre festival annuel des Nuits Sonores. Tous ces acteurs sont présents depuis une dizaine d’année et font rayonner notre ville à l’international.

Lyon est un berceau de la musique électronique en France depuis de nombreuses années déjà. Plusieurs grands artistes sont nés ici et ont aidé au développement de la scène éléctronique lyonnaise : Laurent Garnier, Agoria, Gesaffelstein, Folamour, The Pilotwings ou encore Simo Cell.

Le public est particulièrement cool à Lyon, je n’ai pas forcément ressenti la même chose quand j’étais à Paris par exemple. Chaque ville à ses points forts.

Je suis convaincu que Lyon est une ville parfaitement adaptée pour ancrer mon projet. C’est important de fonder des bases solides dans un environnement dynamique qui regorge d’opportunités et de talents. »

Que cherche tu à faire ressentir à ton public dans ton travail ?

La passion avant tout ! J’aime m’investir dans tous les projets que je réalise au quotidien, aussi bien dans le monde professionnel que dans la musique. Je cherche la qualité plutôt que la quantité. J’aime quand les choses sont carrées, cohérentes et bien faites. J’apporte beaucoup d’importance aux détails, j’ai tendance à être un peu trop perfectionniste par moment, je suis très exigeant avec moi-même. Dans la musique, c’est pareil ! Ces qualités sont aussi un défaut, je pense qu’elle me freine dans le développement du projet par moment… peut-être parce qu’aujourd’hui la concurrence est rude, le milieu est saturé et pour se démarquer il faut apporter une valeur ajoutée.

Le projet Opperion est en phase de croissance et de développement. J’ai beaucoup d’idée pour la suite, et j’aimerai que ce projet prenne une dimension majeure dans ma vie.

Qu’est ce qui te donne envie de continuer dans la musique ?

« Je suis passionné depuis l’âge de 15 ans environ. Très rapidement j’ai acheté mes premières platines et j’ai commencé à découvrir l’univers de la musique électronique. Je ne connaissais rien à la musique de base, je mixais sur contrôleur, sans enceinte, tout au casque avec le mode « sync ».

En 2016, je suis devenu bénévole pour un collectif grenoblois « The DARE night ». J’avais envie de m’impliquer davantage dans le milieu. Grâce à ça, j’ai rencontré beaucoup de personnes, j’ai commencé à me faire un réseau, à rencontrer des artistes, et surtout à m’épanouir.

En contrepartie, le gérant du collectif m’a appris à mixer sur CDJ, c’était une grande première pour moi. Quelques mois après, j’ai acheté ma première régie Pioneer. C’est à ce moment-là que j’ai pris une véritable frappe.

Entre 2016 et 2019, j’ai pas mal bougé pour les études et j’ai eu l’occasion d’enchainer plusieurs dates en France et à l’étranger (Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, Dublin etc.)

A cette période, je me posais beaucoup de questions sur mon avenir, probablement trop ! Musicalement parlant, je me cherchais encore, j’avais du mal à me positionner dans un style. Je rêvais d’en faire ma vie, mais je n’osais pas me lancer, probablement par manque de confiance.

L’année 2020 a marqué un tournant dans mon projet. Tout d’abord j’ai intégré le collectif marseillais 13OP où j’ai rencontré un team de fou furieux. On a organisé pas mal de soirées en invitant de belles têtes d’affiches (UVB, AWB, Mad Rey, DJ Steaw etc.) J’ai profité de cette opportunité pour lancer officiellement mon projet, et concrétiser ma passion.

J’ai commencé sérieusement la production depuis mi-mars sur Ableton. Plusieurs amis expérimentés m’aident et m’apportent de précieux conseils. J’ai de bons retours en privé sur mes tracks qui vont prochainement sortir.

Aujourd’hui, j’arrive sur mes 23 ans, je suis en dernière année d’étude, et professionnellement parlant j’ai trouvé ma voix. J’ai pris confiance en moi, j’ai plus de temps à consacrer à mon projet, et je suis très bien entouré.

Toutes ces choses me poussent à me surpasser, à tout donner pour la musique. Je suis jeune avec des projets pleins la tête, c’est le moment de tout donner et ne rien regretter ! Comme on dit : « on n’a qu’une vie » ! »




Te rappelles-tu la première fois où tu es tombé amoureux de la techno ?

Ma première claque sonore je m’en souviens très bien … c’était à Hypnotik à Lyon en 2014, à 3h du mat’, master Jeff Mills qui prend les commandes, et bim ! (Je ne le connaissais pas encore à l’époque) Un ami m’a pris par les épaules et m’a dit « viens avec moi, Jeff Mills à 3h00, t’es pas prêt ! ». Effectivement je n’étais pas prêt. C’est ce jour-là que j’ai compris qui était Jeff Mills.

La seconde fois, c’est Oscar Mulero qui m’a envoyé dans les étoiles, au DGTL à Barcelone en 2016. J’ai un souvenir qui restera gravé à jamais quand il a joué « Rotar - Tensal Remix » sur la Stereo Stage. L’environnement, le public, la scène, bref tout était parfait ! Encore à l’heure actuelle, ce festival reste l’un des meilleurs selon moi. On envisage d’y retourner depuis plusieurs années, maybe in 2021 ?

Enfin, la dernière prestation qui m’a vraiment marqué c’était Bicep à Manchester en décembre 2019. Ils ont joué pour la première fois la track « Atlas » qui est sortie officiellement début mars, et clairement, c’est un chef d’œuvre. Je suis un grand fan de Bicep, j’aime leur univers, et je trouve que tous leurs morceaux ont quelques choses d’unique. J’étais un peu déçu lorsque j’ai appris qu’ils jouaient en DJ Set (et non en live) mais malgré ça ils ont réussi à mettre la barre très haute. Et devinez qui a pris les commandes pour clôturer ? Jeff Mills. Un souvenir inoubliable.

Autre chose à nous faire partager ? Artistes, photographes, musiciens etc.. ?

« Avec plaisir ! Il y a deux artistes actuellement qui m’inspirent énormément, notamment grâce à la qualité et l’originalité de leurs productions. Le premier est français, peu connu du grand public sous le pseudonyme VØSNE.

Il a bâti sa réputation grâce à de nombreux lives analogiques aux influences Dub Techno sur Youtube. Sa musique, elle m’inspire et elle me touche énormément. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir jouer, mais ça serait avec grand plaisir !

Je vous conseille d’aller voir cette vidéo, si vous voulez découvrir son univers : DUB & DEEP SESSION # Techno studio Jam (SpaceEcho Prophet6 Tempest Octatrack Perfourmer Strymon..) _

Le second est un artiste allemand, installé à Berlin sous le nom de Marko Fürstenberg. Je l’ai découvert récemment lorsque je diggais du son pour mon troisième podcast. Je dois avouer que je suis resté « sur le cul » quand j’ai entendu « Emphasis - Marko Fürstenberg Remix »

Je vous conseille d’aller checker sa discographie, cet artiste est présent depuis plus d’une vingtaine d’année et nombreuses sont ses productions que je considère de « qualité supérieure ».


Merci à toi Olivier, on te souhaite pleins de réussite et on a hâte de découvrir ta nouvelle track qui sera, j'ai entendu dire, très prochainement disponible sur ton Soundcloud


Pour suivre Opperion ça se passe ici:

Facebook : https://www.facebook.com/opperion

Soundcloud : https://soundcloud.com/opperion

Instagram : https://www.instagram.com/opperion/

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