Rechercher
  • cesarloubard

#TokyoFlesh : The Message (Paris)

A corps perdus, corps et âmes, au corps à corps ou à son corps défendant, le corps tient visiblement encore à coeur de s'allier au champ lexical du combat. Comment ne pourrait-il ne pas l'être ? Lui qui est au premier rang des batailles et constamment visé par les fusillades!


Si il est certes un combat pour l'un.e, une bénédiction pour l'autre, le corps en demeurant reste une source d'interrogations éternels dont chaque époque semble apporter sa réponse éphémère. Sa représentation artistique à travers les siècles n'a cessé d'évoluer, comme une escalade narcissique fascinant artistes et poètes ou dégoutant puristes et prêtres. Si les grecs ont apporté leur grain de sel, les réseaux sociaux ont bien évidemment grandement participé à sa représentation en rendant le corps omniprésent dans l'image et dans le partage. N'en déplaise à Léocharès, Scopas, Praxitèle et Lysippe et autres sculpteurs grecs aux noms de maladies incurables ou au mieux de médicaments !


Nous avons bien compris, chers lecteur.rice.s que nous sommes aux prémices d'une nouvelle évolution que les promesses de Metaverse et autres mondes digitales se vantent de tenir. Un monde aux allures cyber-punk où la technologie et l'homme ne font qu'un, où de grandes corporations maitrisent nos pensées et nos choix, où les villes se vident de leur substances et les rêves s'impriment en fonction des tendances...


Folie pure ? Non car si cela il y a 20 ans ressemblait à un futur tragique, aujourd'hui semble une actualité, un simple enjeu contemporain classique. Si vous comparez les prophéties cyber-punk à ce que nous vivons ensemble aujourd'hui, le futur ne semble pas être une promesse mais une simple fenêtre par laquelle vous pouvez dès à présent regarder.


Ces grandes corporations cyber punk que l'on pourrait appeler à présent GAFAM ont à coeurs de prendre contrôle de notre corps, seul outils de commercialisation qui résiste encore et toujours à l'envahisseur! Car si certaines personnes possèdent une Iphone, tout le monde possède un corps.

Alors que va-t-on faire de lui ? Plus que jamais notre corps occupera une place centrale dans la technologie et inversement, redéfinissant encore notre appropriation de celui ci. Deviendra-t-il une extension de notre téléphone avec des mises à jour payantes ? Sera-t-il une simple enveloppe corporelle représentée que virtuellement ?


Ces questions me fascinent car je n'ai pas les moyens d'en avoir la réponse. Ne pouvant me soumettre à cette seule conclusion, heureusement que des artistes se la posent également. Si le rôle de l'artiste est de représenter la société dans laquelle il vit, il est évident que le futur de l'art est digital, trans-humaniste et cyber-punk.


Ce que j'ai apprécié dans mon échange avec Tokyo Flesh c'est qu'il n'y a pas eu de jugement de valeur sur cette conception de l'art mais simplement des réflexions avec un pour et un contre.

En dehors de la beauté de son art, sa personnalité et son histoire font de lui une des personnes les plus intéressantes que j'ai eu la chance de (cyber) rencontrer. Je vous souhaite donc, chers lecteur.rice.s. le loisir de plonger dans son univers.


Welcome to the New World.


Tokyo Flesh pour Radio Loubard





Hello TokyoFlesh ! Merci pour ce superbe échange aux nombreuses tribulations sociologiques et philosophiques ! J’espère que t’es en train de lire le bouquin que je t’ai conseillé! Comment vas-tu ?

Salut ! Et bien de rien et puis j’ai tout autant apprécié cet échange , vraiment ! Concernant Homo deus j’ai la version audio mais j’ai mis ma lecture sur pause car je me suis laissé débordé par du travail et je préfère le lire quand j’ai l’esprit plus léger ahahah.

Pourrais-tu te présenter pour nos très cher.e.s et bien aimé.e.s lecteur.rice.s de Radio Loubard ?

Alors , je m’appelle Marvin A.K.A Tokyoflesh , j’ai 25 ans , je suis designer graphique depuis 3 ans et artiste depuis environ 6 ans. Mon domaine de prédilection est le cyberpunk et le trans-humanisme auquel je consacre la majorité si ce n’est l’entièreté de mon travail artistique depuis 2 ans maintenant.



Alors tu as définitivement un des parcours universitaire que j’adore le plus, forgé dans l’électronique puis artiste digital haha ! Peux-tu nous en parler un peu ?


Ahahah merci en tout cas on peut dire qu’il est étrange à première vue, j’ai en effet eu un bac pro électronique spécialité équipement industriels embarqués et installation d’alarmes , du coup autant dire que moi-même a cette époque je ne me voyais pas du tout évoluer dans le monde artistique. A cette époque je découvrais le logiciel photo-filtre et c’est avec celui-ci que j’ai fait mes tout premiers pas en montage photo / art digital.

Après ce bac pro j’étais tellement paumé que je me suis dit qu’il valait mieux pour moi continuer sur la suite logique si je voulais avoir un métier après mes études, j’ai donc poursuivi en BTS électronique, mais la c’était devenu beaucoup trop horrible et il était devenu presque vital de changer de voie pour en trouver une qui me corresponde mieux.

C’est la que je me suis mis a donner ma candidature a des écoles d’art et des filières universitaires artistiques et par miracle j’ai été retenu par l’une d’entre elle, la licence EVMAN ( Etudes visuelles multimédias et arts numériques ), qui se trouvait pas loin de chez moi en plus! Dans ma tête c’était la fête et je me suis dit que ça y est, un tout nouveau chapitre allait commencer pour moi, un chapitre beaucoup plus en accord avec moi-même.

Ces 3 ans à la Fac m’ont beaucoup apporté et ont été un tournant décisif dans mon évolution personnel. Là-bas j’ai rencontré des gens géniaux, j’ai pu voir ce qui se faisait en art numériques ou classiques ( dont des choses étranges et dérangeantes ) , inconsciemment ça m’a remplis la tête de références et d’inspirations qui je pense m’ont vraiment aidé à avancer sur mon chemin artistique.

J’ai poursuivi avec une licence pro de concepteur designer puis un master de directeur de création pendant 2 années supplémentaires.

Un installateur d’alarme manquera donc à la société civile…. Même si ton entrée dans les études artistiques ont en quelque sorte ouvert tes chakras, tu as toujours eu une relation avec l’art sous d’autres formes depuis que tu es jeune non ?

Que la société ne s’inquiète pas je continuerai de faire des alarmes … mais en NFT ahahah non je plaisante. En effet et ce depuis mon plus jeune âge car mon père est un musicien connu dans mon pays , le cap vert , j’ai donc grandi avec la Morna ( musique traditionnelle du cap vert inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO ), les instruments de musique etc.. cette forme d’art qu'est la musique a je pense éveillé ma sensibilité avec l’art.




Mais ton style s’est révélé grâce à un aidant scolaire et à ses mystérieux pouvoirs crayon en main…?

En fait quand j’étais plus jeune vers les 8/9 ans j’allais à ce qu’on appelait l’étude, c’était un endroit où les élèves pouvaient aller après l’école ou des étudiants pouvaient nous aider à faire nos devoirs etc.. Parmi eux il y en avait un qui s’appelait Raphaël que j’appréciait énormément car parfois il nous donnait des dessins, de personnages de Dragon Ball Z je me souviens trait pour trait d’un dessin de super Trunks qu’il m’avait donné qui m’a tellement choqué que je me suis dit qu’il fallait que je dessine comme ca un jour. Je me suis donc mis à décalquer ce dessin et d’autres qu’il m’avait donné pour petit à petit m’émanciper du décalque. Depuis je ne me suis plus arrêté de dessiner , je le fais beaucoup moins aujourd’hui mais il m’arrive encore de le faire à mes heures perdues.

Ce mec t’as poussé à faire tes premières oeuvres de ton côté ensuite ?


Oui concrètement il m’a poussé à me lancer dans le dessin !

Les animés et les mangas ont toujours eu à cœur d’intégrer différentes formes de transhumanisme, de bio-mimétisme et de modifications génétiques ou technologiques en général, c’est ce qui t’as en partie guidé vers ce sujet d’étude ?

Les mangas et animés font clairement partie de mes influences artistiques majeurs , parmi eux je peux citer les grands classiques du genre, Ghost In The Shell, Akira , et d'autres moins connus comme Technolyze ou encore le sublime BLAME ! Mon dieu, celui-ci est l’une des plus grandes gifles esthétiques que j’ai prises ces dernières années. Le corps et la technologie ne sont pas abordés de la même manière dans ces mangas mais clairement ces œuvres m’ont doucement orienté vers les sujets que je traite actuellement. Quand j’y repense, le cinéma et la musique aussi ont eu leur lot d'influences, Daft Punk, Terminator , en vrai tout au long de ma vie il y a eu des traces de ces thématiques.


J’étais au début un peu réfractaire face aux questions de trans-humanisme car cela pose des questions philosophiques et sociologiques auxquelles j’ai l’impression de ne pas être en capacité de considérer et répondre ! Comment te places-tu par rapport à tout ça ?

Personnellement je me situe un peu dans une situation similaire à la tienne, n’étant pas un expert en la matière je ne me sens pas particulièrement en capacité d’apporter des réponses concrètes aux questions que soulèvent ces thématiques. Néanmoins je pense que c’est presque un des points qui m’attire le plus, je pense peut être même que c’est cette incapacité à obtenir des réponses concrètes qui permet à l'immense liberté artistique qu’offre ces thématiques d’exister. Je me place donc un peu comme un rêveur / explorateur qui essaie de mettre en lumières différents aspects de ces sujets.

La question du corps, de son appropriation de sa relation personnelle avec lui est une des questions centrales de notre génération et évidemment le trans-humanisme étend le champ des possibles et des réflexions à une autre dimension. A l’heure de ces évolutions, quelle est la place du corps dans la technologie ?

Plus le temps avance et plus la technologie et le corps ne font qu’un, pour bien se rendre compte de cela nous pouvons prendre l’exemple de l’évolution du téléphone. Au début du XX -ème siècle le téléphone était ce gros appareil encombrant qu’on ne pouvait même pas imaginer transporter d’un bout à l'autre de la pièce, et au fil des années il a évolué au point de devenir une extension de nous même que l’on peut toujours avoir avec nous. Dans les années qui viennent Elon Musk va briser la barrière entre cet outil et notre corps en connectant les deux via un implant crânien. Cet implant permettra d’ailleurs de connecter le cerveau a tout type d’appareils connectés Et je suis persuadé qu'à un moment donné ce type de technologie deviendra mainstream et un certain nombre de marques se lanceront à leur tour dans la course. Le corps occupera donc une place plus centrale que jamais dans la technologie et vice versa.




Dans les ambiances et atmosphères décrites par les auteurs cyberpunks comme Philip K Dick ou William Gibson, les sociétés sont maîtrisées et manipulées par des grandes corporations qui contrôlent les populations. Quand on voit le pouvoir actuel des GAFAM sur nos vies, sommes-nous pas déjà aux prémices d’un cyberpunk contemporain ?

Il ne manque plus que les voitures volantes, l’atmosphère asphyxiante, les néons à tous les coins de rue et on y est ahah. Non plus sérieusement c’est une très bonne question car quand on regarde le pouvoir que possèdent les GAFAM aujourd’hui, pouvoir qui d’ailleurs devient de plus en plus grand je trouve qu’on tend de plus en plus à ce type de société. Google qui peut paralyser un pays en y coupant ses services, Apple et Facebook qui collectent des donnés toujours plus précises sur leurs utilisateurs jusqu’à leur état de santé, Amazon et Microsoft qui se partagent le stockage d’une quantité écrasante de donnés à travers le monde entier, finalement nous sommes en effet déjà dans un monde et les sociétés privés sont en phase d’être plus puissantes que des états.

Tu me parlais de cette impression qu’on allait devenir un produit entier de ces corporations jusqu’à leur "commercialisation" de notre corps tout en restant entièrement consentant ! Ces technologies, tout comme certains produits, seront devenues attrayantes pour nous, validant notre consentement commercial ! Comment s’équilibrer dans ce paradoxe ?

Personnellement je pense que c’est presque la suite logique de tout ce qui commence à se mettre en place. Poussons le vice à l'extrême, imagine un monde ou la greffe de cœur artificielle est devenue banale et que les sociétés qui fabriquent ce type de produit ont acquéri un pouvoir plus grand que celui des états au point de décider de la loi, que ce qui les empêcherait d’imposer des mises a jours obligatoire et payantes aux personnes qui possèdent ce cœur artificielle sous peine d'entraîner des défaillances ou même les mettre hors tension ? C’est à ce type de chose que je pense quand je parle de corps devenus des produits. Pour en revenir a la question je pense qu’il est assez difficile de trouver le bon équilibre entre tout ça et je pense pas avoir la réponse à cette question. Je pense que s’en rendre compte est déjà peut être un pas vers une réponse convaincante.





D’où la nécessité en tant qu’artiste d’interroger, de montrer et de peindre ou dépeindre cette néo société digitale ?

Exactement , comme le disait Confucius « une image vaut mille mots » le fait qu’il n’y ait pas de réponse claire à ces questions laisse la porte ouverte à nombre de scénarios et de possibilités.



Si on reprend nos chers scénarios de nos amis cyberpunk, tout semble bien triste et sombre… Pourtant tes personnages deviennent de plus en plus heureux ! Est ce que ce serait une façon de se dire que ce futur pourrait aussi être positif ?


Tout à fait ! je me dis que en réalité quand on pense au cyberpunk et toutes ces thématiques, nous sommes presque automatiquement tentés de penser au mégapoles sombres et asphyxiantes, aux dérives du genre humain et aux sociétés malade ce qui est tout à fait normal d’ailleurs car ce sont précisément ces codes qui définissent le genre. Mais au final j’aime me poser la question de ce que ça donnerait si on renverse la tendance ? Si plutôt que d’imaginer des corps ou la technologie semble s’être greffée comme une tumeur on imagine des corps en harmonie avec elle, plutôt qu’une société malade et dévoré par un capitalisme exacerbé on imagine un monde où la technologie a permis de trouver l’équilibre entre une société prospère et un système juste et égalitaire, a permit d’ouvrir de nouveaux champs artistique, une société à la créativité sans limite qui a su relever tous les défis auquel elle a pu faire face ? Je sais que quand on voit l’état actuel du monde il est très difficile d’imaginer un futur aussi positif, mais encore une fois cela n’est en aucun cas un frein a mon exploration artistique ahah.

Pourquoi d’ailleurs choisir le portrait comme principal sujet ?

Nombre de mes créations sont des portraits car je trouve que c’est un format particulièrement propice à la transmission d'émotions. Une image ou un visage qui prend la majeure partie de l’image est à mon sens une image qui a un peu plus de chances de provoquer quelque chose chez le spectateur, je dirais peut être même qu’il y a quelque chose d’instinctif là dedans. Je me souviens d’ailleurs d’une étude que j’avais lu là-dessus qui démontre que le cerveau réagissait plus lorsqu’un visage était clairement identifiable sur une image plutôt qu’une image sans visage. Malgré tout il est tout aussi intéressant d’utiliser d’autres points de vue / formats c’est d’ailleurs ce sur quoi je vais un peu plus m’orienter à l’avenir.




Qu’essaye-tu de créer comme sensation pour le spectateur ?

Déjà ce que j’aime provoquer chez le spectateur ‘est l’interrogation et l’incompréhension, quand il sait pas trop ce qu’il regarde, quand il s’interroge sur les techniques utilisées, si des accessoires ont été utilisés lors du shooting, j’aime provoquer ces sensations car elle témoignent d’un travail pas trop mal exécuté et ça c'est plutôt sympa ahah. Ensuite ce que j’aime aussi provoquer c’est des sensations tels que la froideur, le calme, la douceur, l’inquiétude, toutes ces émotions qui nous font nous arrêter quelques secondes et nous demander ce qu’il se passe dans l’image que nous sommes en train de regarder.

Tu réinterprètes également certaines œuvres de la Renaissance inspirées de l’art romain ou grecque en les mélangeant à des éléments numériques. Quel est l’envie derrière ce croisement ?

C’est une partie de mon travail que je ne met plus assez en avant alors que j’ai commencé à faire cela en 2017. Comme je l’ai dit un peu plus haut dans l’interview , mes 3 années à la fac m’ont apporté un certain intérêt pour l’ histoire de l’art ce qui fait que j’ai découvert beaucoup d’artistes et d’œuvres que j’apprécie énormément et j’étais persuader que ces chefs d’œuvres pouvaient servir de matière première pour d’autres œuvres sur des médiums qui n’ont rien à voir.

A la fin de mes études à la fac j’avais un projet de fin d’étude qui consiste à numériser une grande quantité d’œuvres a partir de diapositives provenant de la renaissance jusqu’au XXème siècle et pour mener à bien ce travail j'utilisais mon pc portable perso ce qui a fait que a la fin de l’année je me suis retrouvé avec une quantité énorme d’œuvres numérisés sur mon ordinateur. A partir de tous ces fichiers je me suis mis a faire des superpositions avec plusieurs d’entre elles, découper des personnages d’une œuvre, les intégrer dans une autre œuvre , changer les décors , je m'amusait jusqu'à obtenir des résultats qui me satisfaisaient.


Au début il n’y avait pas encore cette dimension cyberpunk dans ce type de travaux , elle est apparue l’année dernière , avec l’œuvre « Metallic Dance » dans laquelle j’ai intégré des éléments totalement anachronique comme des prothèses robotique , et des formes abstraites métalliques flottante autour des personnages. En fait l’idée ici était de réécrire le récit de l’œuvre « Bacchus y Ariane » du peintre Sebastiano Ricci. « Metallic Dance raconte l’histoire d’un homme décédé qui est revenu à la vie grâce aux augmentations cybernétiques qu’il a subis, on assiste donc à cette scène ou l’on voit ce personnage se réveiller soudainement , entouré de personnes qui sont là pour célébrer son retour parmi les vivants. Finalement l’idée derrière tout ça est la réécriture du récit de l’œuvre réinterprété par le biais d’éléments qui de par leur nature anachronique peuvent complètement changer la lecture d’une œuvre. Il y en a un certain nombre que je n’ai pas publié, peut être que je les posterais un jour ahah sur mon deuxième compte instagram , d’ailleurs l’instagram sur lequel vous pouvez voir mes premiers travaux de ce type est @beyondvisu !


"Metallic Dance"

Dans “Perfect Blue” tu proposes l'œuvre en deux versions une pure digitale et une autre avec un effet impressionniste. Que cherches-tu à montrer à travers ces deux aspects ?

Encore ici on vois mon intérêt pour l’art classiques ahahah , en fait j’ai fait cela car je trouve ce contraste esthétiquement intéressant , dans le sens où d'un côté on a une image en très bonne qualité , avec une vibe plutôt futuriste et étrange puis on swipe et on tombe sur la même créa mais en version peinte , beaucoup moins « clean » et qui procure une sensation radicalement différente. J’aime le fait qu’une même création peut transmettre deux sensations différentes juste selon leur méthode d’exécution.




Quelle est l’histoire derrière “Lazarus” ? Moi je l’ai adoré !

Merci beaucoup ca fait plaisir ! L’histoire de Lazarus tout comme Metallic Dance est celle d’un homme qui revient à la vie grâce à ses augmentations cybernétiques, mais cette fois-ci dans un style photo réaliste. La thématique de la vie et la mort est un thème qui me parle beaucoup. Pour cette œuvre je me suis inspiré de l’histoire biblique de la résurrection de Lazar, qui est un passage de la bible qui compte un miracle de Jésus ou un certain Lazar de Béthanie ressuscité par ce dernier quatre jours après son enterrement. Dans Lazarus j’ai vraiment voulu accentuer le côté corps froid et cadavérique mais qui se tient malgré tout bien debout dans une atmosphère teintée de tons ternes et terreux.

"Lazarus"


Quelles sont les prochaines étapes pour toi ?


Pour moi les prochaines étapes sont de développer de ma boutique en ligne ou je vends des versions imprimés de mes travaux, de collaborer davantage avec d’autres artistes et enfin de briser la briser la barrière entre le numérique et le réel hehehe restez branchés car du très lourd arrive pour , croyez moi 2022


Merci Marvin pour ce témoignage, pour ton parcours et pour ton art !


Suivez TokyoFlesh sur Instagram ici

Achète une de ses oeuvres ici



33 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout